On
assiste depuis 2005 à une répression croissance contre toutes les
formes de semences paysannes qui échappent encore à l¹uniformisation
et au monopole des groupes semenciers. Aujourd'hui, cinq compagnies semencières
contrôlent à elles seules 75 % de la semence potagère au niveau mondial.
En conséquence, la base génétique de toutes les variétés
dite modernes est extrêmement restreinte. Par exemple, on a signalé en
2005 que, sur les 106 clones hétérozygotes (hybrides F1 ) de courgettes
inscrites dans le catalogue officiel de 2004, 88 (à savoir 83 %) sont en
fait la propriété de seulement trois multinationales : Limagrain
(62 clones), Monsanto (17 clones) et Syngenta (9 clones).
Céréales,
fourrages, légumes, arbres fruitiers, vignes, on assiste à une extraordinaire
érosion de la diversité des plantes cultivées au point qu¹aujourd¹hui
trois ou quatre variétés couvrent 60% de l¹assolement annuel en
blé et que 80% des légumes cultivés il y a cinquante ans
ont disparu (Source : www.semencespaysannes.org).
Depuis le début de l¹année 2004, les visites des agents de la Répression
des Fraudes s¹intensifient parce qu'une grande partie des semences de plantes
potagères distribuées par une association comme Kokopelli sont des
semences de variétés anciennes non inscrites dans le catalogue officiel.
Mais Kokopelli n¹est pas le seul semencier harcelé car l¹offensive contre
les semences libres est généralisée. Des adhérents
de Simples (Syndicat Inter Massifs pour la Production et l'Economie
des Simples), sanctionnés pour avoir vendu de la Prêle des champs en dehors
du circuit pharmaceutique, le réseau Semences Paysannes,
les opposants aux OGM, etc. sont tous poursuivis pour leur opposition au nivellement
génétique et àla confiscation du vivant. Malgré de
grandes déclarations sur la biodiversité (engagement de la France
à s¹opposer à toute perte de biodiversité d¹ici à
2010), le brevetage du vivant et les règles du commerce international
n'obéissent qu'à la loi du profit sans limites.
Vous
pouvez manifester votre soutien par courrier électronique en vous rendant
sur les sites de Kokopelli
(où vous pouvez signer une pétition) et des Semences
paysannes (rubrique « contact »). Merci de donner copie de vos messages
électroniques au réseau Agriculture de France Nature Environnement
(agriculture-foret@fne.asso.fr).