Les problèmes d'environnement de la vallée de la Bruche

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La pollution lumineuse

Définition

La pollution lumineuse est l'altération, par l'éclairage électrique, de l'obscurcissement nocturne naturel du ciel et de l'environnement. Elle perturbe l'alternance du jour et de la nuit, qui règle depuis toujours la vie sur la planète Terre.

Impact

Le ciel nocturne est en moyenne 7 fois plus lumineux qu'il y a 100 ans. L'observation des plantères et des étoiles est compromise. Or, le ciel étoilé est un paysage naturel à part entière. Empêcher les gens d'accéder à ce magnifique spectacle constitue une privation de liberté, une atteinte à la culture, une dégradation de nos conditions de vie.

Cette pollution perturbe également la vie des animaux, menaçant la survie de bien des espèces : espèces nocturnes (noctuelles, chauves-souris, lombrics, etc.), migrateurs (oiseaux, papillons), insectes pollinisateurs nocturnes. Ainsi, dans les faubourgs des grandes villes, le rouge-gorge continue de chanter en pleine nuit, ce qui l'épuise.

Les plantes sont évidemment très sensibles à cet excédent de lumière.

Il existe des indices (à confirmer, début 2008) d'une relation entre certains cancers et le travail de nuit, ainsi qu'une relation entre l'éclairement urbain et le cancer du sein. Ceci pourrait s'expliquer par un dérèglement de la sécrétion de l'hormone cérébrale qui règle nos rythmes biologiques (la mélatonine).

Le gâchis d'énergie est évident : la surconsommation d'électricité est de 30 à 40%, d'après EDF et l'ADEME. Le surplus nocturne de la production électrique peut être stocké (systèmes de stockage sous forme de lacs, comme celui du lac Noir dans les Hautes Vosges). Cela ferait économiser plusieurs centrales nucléaires, coûteuses et dangereuses, sans avenir puisque consommatrices d'uranium, combustible fossile qui sera épuisé d'ici une cinquantaine d'années (voir le site du CEA, minisite « Énergie » à télécharger).

Le cas du Champ du Feu

Le Champ du Feu proprement-dit (c'est-à-dire les chaumes sommitales, plus les pistes de ski directement attenantes (Serva, surtout), accueille depuis la fin du 19e siècle les amateurs bas-rhinois de ce sport. Un vaste pré peu pentu se prête bien à la luge en famille, essentiellement les dimanches où il y a de la neige, ce qui devient de plus en plus rare. L'hiver 2005-2006, exceptionnel, a fait illusion. Les hivers 2006-2007 et 2007-2008 ont été largemenbt ratés. À cette altitude (1000 m), contrairement aux pistes des Hautes Vosges (1100-1300 m), la pratique des sports d'hiver est épisodique, même si le paysage est alors merveilleux.

Comme l'endroit périclitait visiblement depuis quelques années, un collectif d'intérêts privés en a profité pour exiger des élus locaux une relance. Pour réunir le plus de monde possible et pouvoir ainsi solliciter la manne financière publique, on a élargi le périmètre de ce site à toutes les communes environnantes et mis en avant la nécessité de maintenir et créer des emplois (100, paraît-il), fussent-ils saisonniers et même réduits à la courte saison hivernale (en été, le Champ du Feu proprement-dit est quasi désert, sauf pour pratiquer l'équitation,dont le promoteur s'engage à appliquer une charte éthique et environnementale très sérieuse).

Parmi les projets figurent en bonne place l'installation de canons à neige et d'un éclairage nocturne, y compris sur les pistes de fond ! Depuis peu, l'urbanisation a repris. Une étude des ressources en eau a été commandée, après une coûteuse étude de développement touristique, dont on ignore les conclusions.

Une piste de ski et une remontée mécanique (Hochfeld) ont été autrefois condamnées pour protéger tout un ensemble de plantes rarissimes et hautement protégées par la loi, dont une espèce nouvelle pour la Science. Le pré servant de piste de luge était autrefois couvert d'arnicas, mais le piétinement des chevaux les a détruites. Le grand parking du Vieux-Pré, créé jadis par le Conseil Général du Bas-Rhin, a fait disparaître plusieurs tourbières, carrément remblayées. En 2006, des travaux commandés par la commune de Belmont ont détruit l'une des rares station de polémoine (Polemonium coeruleum) connues en Alsace, une plante protégée par la loi française. Bruche Environnement a demandé sa réimplantation, mais ses courriers sont jusqu'ici restés sans réponses. Pas de quoi avoir confiance dans les autorités qui devraient faire respecter la Loi…

Une partie de l'opinion est franchement hostile à la transformation du Champ du Feu en station de vacances, éclairée et animée en toutes saisons. En particulier, Bruche Environnement et Alsace Nature. Les astronomes amateurs et professionnels, fort nombreux, militent fermement contre cette transformation radicale. On pourra se renseigner sur leur site spécifique.

 

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Les causes

  • L'éclairage public est souvent plus décoratif qu'efficace (globes lumineux au lieu de luminaires conçus pour rabattre la lumière vers le sol ; exemple : Wisches)
  • Pratique généralisée d'une illumination inconsidérée et permanente de monuments (exemple : "Vierge" de Barembach)
  • Éclairages puissants, sur des surfaces réfléchissantes (pratique du ski nocturne, stades de football, parkings des supermarchés)

Les remèdes

  • Pour l'éclairage public, adressez-vous à l'Association nationale pour la protection du ciel nocturne (http://www. astrosurf.com/anpcn/), qui a un correspondant en Alsace : M. Charles LACQUEMENT, 3 place du G?n?ral de Gaulle, 67600 Sélestat (tél.  03 88 92 30 64 ou 06 16 12 56 44, courriel charles.lac@free.fr.
  • Une Charte pour la préservation de l'environnement nocturne a été rédigée par les astronomes français (http://www.obs-hp.fr/www/pollution/pollum.html)
  • Utiliser des détecteurs de présence, des programmateurs horaires (il n'est pas nécessaire d'illuminer les monuments après minuit !)
  • Limiter la puissance des éclairages au strict nécessaire