Comme d'autres vallées
vosgiennes, la vallée de la Bruche souffre de l'augmentation incessante
du trafic routier. Une partie de ce trafic pourrait être éliminée.
Trois cols transvosgiens attirent le transit des marchandises dans cette vallée :
les cols de Saâles (liaison avec Saint-Dié et Épinal), du
Hantz et du Donon (liaison avec Lunéville, Nancy, etc.).
Certains
poids-lourds ne respectent pas l'interdiction de circuler la nuit (entre
22 h et 6 h). Le transport de matières dangereuses doit être
mieux surveillé et réglementé. Il est absurde que le transport
des produits pétroliers depuis Strasbourg jusqu'à Épinal
se fasse par la route, alors qu'il empruntait autrefois la ligne de chemin de
fer. Des catastrophes comme l'incendie du village de Belval (dans la descente
du col du Hantz vers la Lorraine) n'ont pas servi de leçon. Et la vallée
sert de raccourci à certains camions qui n'ont rien à y faire. L'arrêté
préfectoral que nous attendons (septembre 2008) sera-t-il respecté ?
La
construction de la route D1420 (« voie express ») dans
l'axe de la vallée, pour éviter la traversée des villages,
depuis Dorlisheim jusqu'à Schirmeck, était indispensable. La construction
du contournement de l'agglomération de Schirmeck La Broque
(image ci-contre), achevée en janvier 2007, a réglé
un grave problème de pollution et de nuisances de toutes sortes. Des opérations
identiques sont encore possibles à Saâles et Saint-Blaise, dans la
mesure où les emprises foncières nécessaires restent disponibles.
Mais il était absurde de renforcer l'immobilier le long de cette route
à Bourg-Bruche (deux localités autrefois bien séparées).
Le contournement de Rothau est possible, depuis la cessation d'activité
de l'usine ex-Steinheil qui occupe tout le fond de vallée, et son rachat
par la Communauté de Communes de la Haute Bruche : la solution est assez
évidente, mais il faudra avoir le courage de démolir !
Certains
élus continuent d'entretenir le mythe d'une « voie royale »
semi-autoroutière qui relierait Strasbourg à Saint-Dié.
Les coûteux dédoublements (« créneaux de dépassement »)
de la D1420 réalisés à Gresswiller et Urmatt démontrent
quotidiennement et à chaque usager leur inutilité en ce qui concerne
l'objectif qui devait les justifier (la possibilité pour les poids-lourds
de se doubler : or, c'est interdit !), et leur nocivité en ce
qui concerne les excès de vitesse et les imprudences (dépassements
au-delà des zones autorisées). Il aurait été plus
judicieux de réaliser le contournement de Saâles, à nos yeux
prioritaire.
Faites
une expérience : roulez à la vitesse maximale permise sur
les dédoublements de Gresswiller et d'Urmatt (110 km/h), et vous verrez
la plupart des autres usagers vous doubler, en toute illégalité,
parfois à plus de 150 km/h (sauf les camions, bien entendu ; quant
aux motards, tout le monde sait que le Code de la Route ne leur est pas applicable
).
Le
mythe de la « route rapide » a déjà tué
beaucoup de monde, en particulier des jeunes conducteurs de la vallée.
Quant
à la construction d'un giratoire au carrefour de Wisches, localité
dotée d'une zone industrielle dont la desserte est périlleuse, c'est
une urgence reconnue. Les études sont en cours. Malheureusement, on veut
profiter de cet aménagement indispensable pour construire, en même
temps, un troisième « créneau de dépassement »
entre ce futur giratoire et le rond-point de Russ, étroit mais non modifiable.
Ceci est injustifiable, à la fois du point de vue de la sécurité,
de la protection de l'environnement (route à 2 voies encadrée
par deux beaux talus végétalisés, bien visibles de nuit),
et des dépenses publiques !
Au
lieu d'une voie express, la D1420 n'est finalement qu'une route normale
qui, combinée avec le réseau d'autoroutes ou de véritables
voies express alsaciennes, présente l'énorme avantage de ne traverser
aucune agglomération jusqu'à Rothau en venant de la plaine d'Alsace.
Entrecoupée de ronds-points ou giratoires, elle n'est pas faite pour rouler
à plus de 90 km/h et son usage impose une vigilance constante. Rares
sont les endroits où l'on peut doubler en toute sécurité.