Les problèmes d'environnement de la vallée de la Bruche :

 le trafic routier

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Vidéo (44'14, 2008)

 

Comme d'autres vallées vosgiennes, la vallée de la Bruche souffre de l'augmentation incessante du trafic routier. Une partie de ce trafic pourrait être éliminée. Trois cols transvosgiens attirent le transit des marchandises dans cette vallée : les cols de Saâles (liaison avec Saint-Dié et Épinal), du Hantz et du Donon (liaison avec Lunéville, Nancy, etc.).

Certains poids-lourds ne respectent pas l'interdiction de circuler la nuit. Le transport de matières dangereuses doit être mieux surveillé et réglementé. Il est absurde que le transport des produits pétroliers depuis Strasbourg jusqu'à Épinal se fasse par la route, alors qu'il empruntait autrefois la ligne de chemin de fer. Des catastrophes comme l'incendie du village de Belval (dans la descente du col du Hantz vers la Lorraine) n'ont pas servi de leçon. Et la vallée sert de raccourci à certains camions qui n'ont rien à y faire.

La construction de la route D1420 (« voie express ») dans l'axe de la vallée, pour éviter la traversée des villages, depuis Dorlisheim jusqu'à Schirmeck, était indispensable. La construction du contournement de l'agglomération de Schirmeck – La Broque (image ci-contre), achevée en janvier 2007, a réglé un grave problème de pollution et de nuisances de toutes sortes. Des opérations identiques sont encore possibles à Saâles et Saint-Blaise, dans la mesure où les emprises foncières nécessaires restent disponibles. Mais il était absurde de renforcer l'immobilier le long de cette route à Bourg-Bruche (deux localités autrefois bien séparées). Et le contournement de Rothau reste une fiction, même si certains rêvent d'un …viaduc !

Certains élus continuent d'entretenir le mythe d'une « voie royale » semi-autoroutière qui relierait Strasbourg à Saint-Dié. Les coûteux dédoublements de la D1420 réalisés à Gresswiller et Urmatt démontrent quotidiennement et à chaque usager leur inutilité en ce qui concerne l'objectif qui devait les justifier (la possibilité pour les poids-lourds de se doubler : or, c'est interdit !), et leur nocivité en ce qui concerne les excès de vitesse et les imprudences (dépassements au-delà des zones autorisées). Il aurait été plus judicieux de réaliser le contournement de Saâles, à nos yeux prioritaire.

Faites une expérience : roulez à la vitesse maximale permise sur les dédoublements de Gresswiller et d'Urmatt (110 km/h), et vous verrez la plupart des autres usagers vous doubler, en toute illégalité, parfois à plus de 150 km/h (sauf les camions, bien entendu ; quant aux motards, tout le monde sait que le Code de la Route ne leur est pas applicable…).

 

L'attirance de la vallée de la Bruche pour les habitants de l'agglomération de Strasbourg est grand, ne serait-ce que pour des raisons économiques (loyers, prix du terrain à bâtir relativement abordable). Malheureusement, la plupart des emplois se trouvent dans la zone du piémont des Vosges ou à Strasbourg et environs. D'où des déplacements quotidiens en voiture personnelle, qui aboutissent presque chaque matin à un embouteillage sur l'autoroute A35, bien avant l'entrée de l'agglomération strasbourgeoise. Les habitants de la vallée qui utilisent ce moyen de transport sont donc pénalisés par son prix très élevé (calculez environ 50 cts du km, voyez les barêmes de la presse spécialisée et de l'Administration), exposés à ses dangers, et fatigués par une journée de travail augmentée des durées de transport.

Le développement du transport par voie ferrée est en cours. La Région Alsace en est l'animateur et contribue à son financement. Les Communautés de communes et le Conseil général ont mis en place des services de transport collectif automobiles de rabattement vers les gares, pour les habitants des villages situés à l'écart de la voie SNCF Strasbourg–Saâles–Saint-Dié. Un projet de tram-train, allant du centre de Strasbourg jusqu'à Gresswiller, est à l'étude. Sans prétendre remplacer totalement la voiture personnelle, ces transports collectifs devraient s'imposer en priorité aux usagers, dans la mesure où les gestionnaires en assureront la sécurité, le confort, la propreté, la rapidité et un coût favorable. Il convient, en particulier, de mener une guerre impitoyable aux vandales, aux fumeurs et aux malappris de tout poil !

 

 

L'insécurité routière sur la D1420

La tolérance envers la délinquance routière semble révolue. La Gendarmerie fait son travail en sanctionnant toute infraction au Code de la Route. Elle dispose depuis 2003-2004 des moyens nécessaires. Mais il convient de multiplier les contrôles pour venir à bout des irréductibles : conducteurs sans permis et sans assurance, fous de vitesse, buveurs impénitents, auteurs de dépassements dangereux (ligne continue, fins de zone de dédoublement des voies).

Des chocs frontaux meurtriers se sont encore produits. Comment les empêcher ? Sûrement pas en généralisant les portions à 2x2 voies, mesure ruineuse et inutile. Localement, on pourrait peut-être remplacer la ligne continue par un muret de béton, en particulier dans les parties sinueuses de la D1420 (entre Dorlisheim et Dinsheim). Des intervalles franchissables par les véhicules de secours et susceptibles de permettre une déviation temporaire en cas d'accident y seraient aménagés.