Météo
France a traduit sous la forme d'un graphique (ci-contre, redessiné)
l'évolution de la moyenne annuelle des températures estivales diurnes
(t. maximales) et nocturnes (t. minimales) enregistrées dans ses stations
de France métropolitaine depuis 1950 et jusqu'en 2003, où elles
ont battu tous les records établis depuis 1947.
D'après
les spécialistes, le réchauffement climatique, en cours depuis deux
siècles et dangereusement accéléré par l'énorme
augmentation de la concentration du CO2 atmosphérique
depuis 1900, serait responsable de la tendance à la hausse enregistrée
pour ces moyennes estivales. L'augmentation est particulièrement nette
en ce qui concerne les températures nocturnes (tracé bleu).
L'ensoleillement
intense, dû à l'absence de nuages et de pluie, combinée à
l'absence de vent dans bien des régions, a favorisé la pollution
de l'air par les fumées et les gaz d'échappement. Les taux d'ozone
ont frisé la catastrophe. Le seuil d'avertissement (180 microgrammes par
m3) a été dépassé durant 4 800
heures du 2 au 10 août.
Voyez
la carte de France ci-dessous.