| | Une
menace apocalyptique pour l'humanité
L'annonce d'un changement
climatique possible, faite par certains scientifiques vers 1990, s'est heurtée
jusque vers l'an 2000 à l'incrédulité d'un certain nombre
de météorologues. Ils contestaient le fait qu'on puisse calculer
une augmentation de 0,6°C de la température moyenne, à l'échelle
du globe, à partir des stations météo classiques, car (1°)
celles-ci sont irrégulièrement et inégalement réparties
à la surface des océans et des terres émergées, et
(2°) les méthodes de mesure de la température ambiante (température
« à l'ombre ») ont pu varier au cours de la période
envisagée, soit environ un siècle (depuis 1873 pour la France).
On l'a effectivement constaté pour la période 1940-50 (suites de
la guerre). Mais
les progrès de la thermométrie de la surface du globe, dus
à l'emploi des satellites météorologiques, ont fini par convaincre
l'ensemble des scientifiques, et les politiques eux-mêmes, de la réalité
et de la rapidité du réchauffement actuel. Le
graphique élaboré par Michael Mann et ses collaborateurs en 1998,
et souvent repris depuis (« graphique
en crosse de hockey »), était censé représenter
fidèlement l'évolution historique des températures moyennes
dans l'hémisphère nord. Assez plat depuis l'an mil jusqu'en 1900 ;
il se terminait par une montée accélérée de cette
moyenne à partir de 1900. Mais ce graphique était obtenu en combinant
des estimations indirectes de la température moyenne (estimations
obtenues par l'examen des cernes des arbres, etc.), avec les mesures thermométriques
faites depuis la fin du 19e siècle. Le traitement
statistique de ces données a été critiqué en 2004-2005. Une
nouvelle estimation a été publiée en 2005, pour les deux
millénaires passés, par Moberg et ses collaborateurs, en utilisant
des données plus nombreuses et des méthodes statistiques plus sûres
(Nature, tome 433, n°7026, pages 613 - 617, 10 février 2005).
Ce graphique montre
que l'augmentation récente de la température moyenne dans l'hémisphère
nord a été précédée par une période
de réchauffement tout aussi considérable, vers 1000-1100, et d'un
refroidissement considérable autour de 1600, ce que les historiens (européens)
avaient déjà supposé d'après certains indices. Les
recherches à venir devront élucider les causes de tous ces
réchauffements et refroidissement du passé, pour vérifier
si les hypothèses sur le réchauffement actuel, attribué
à l'accumulation anormale de CO2, sont fiables, et
s'il s'agit d'un phénomène entièrement ou partiellement dû
à l'homme. Des travaux publiés à la fin de l'année
2009 concluent au caractère régional, et non pas global, de «
l'optimum médiéval ». Quant au sud du Groënland,
il n'aurait pas été si propice à l'agriculture qu'on le prétend.
Enfin, les irrégularités
de la courbe des températures dans la période allant de 1920
à 1980 correspondraient à de fortes anomalies régionales,
comme le Dust Bowl qui sévissait dans la décennie 1930-40 aux USA.
Une augmentation régulière de la température moyenne annuelle
globale de la surface du globe (TMAGS) n'est observée qu'à
partir de 1980. Indépendamment
de ces observations, on a amélioré
les prédictions, faites d'après
un ensemble de « modèles » numériques de
l'atmosphère, qui évaluent son bilan énergétique
en fonction des divers types de couvertures terrestres (eaux, neiges, glaciers,
nuages, forêts, prairies, déserts, etc.), des variations saisonnières
aux différentes latitudes et des courants marins (qui sont les principaux
échangeurs de chaleur à la surface du globe), ainsi que des émissions
croissantes de gaz à effet de serre (surtout le CO2)
dus aux activités humaines. Ces calculs de modélisation
aboutissent à des prévisions très voisines les unes des autres,
à savoir que l'augmentation massive de la teneur de l'atmosphère
en CO2,
depuis le commencement de l'époque industrielle, qui coïncide
également avec une explosion démographique de l'humanité
(loi de croissance exponentielle), est très probablement responsable de
l'augmentation observée pour la température moyenne (0,6°C ±
0,2°C), et que la poursuite de cette accumulation
conduirait vers 2100 à une augmentation de la température moyenne
comprise entre 1,8 et 6,4 °C, selon le 4e
Rapport du GIEC (2 février 2007). Des cartes
montrent la distribution géographique de cette augmentation future. La
prévision est fondée sur un doublement de la teneur pré-industrielle
de l'atmosphère en CO2 (soit 280 ppmv). Nous en sommes
déjà à plus de 386 ppm ! Et les calculs montrent qu'il
n'y a pas de concentration minimale admissible : le protocole
de Kyoto est, a priori, largement insuffisant. En
juin 2006, un réexamen critique des estimations indirectes faites pour
la période de 1000 à 1860 avait abouti à la publication d'un
graphique de synthèse,
valable pour la période allant de l'an mil jusqu'à 2100. Les températures
sont représentées sous la forme d'écarts par rapport à
la moyenne de 1990. On notera que la courbe (en rouge) des variations de
la température moyenne avant 1860 (courbe lissée par tranches de
50 ans) n'est valable que pour l'hémisphère nord ; à
cette date, on ne disposait pas encore de données suffisantes pour l'hémisphère
sud. Une
augmentation de 2°C en
moyenne serait déjà catastrophique.
Qu'adviendrait-t-il si elle atteignait 6°C ? La disparition pure et simple
de la plus grande partie de l'humanité serait inéluctable. Il est
donc justifié de parler de menace apocalyptique. Le Pentagone avait mis
en garde le gouvernement Bush, dans un rapport que celui-ci a « enterré »
(voir l'article
du journal The Observer)(traduction).
L'élection du président Obama met fin à cette sinistre farce.
En 2007, le GIEC
estimait à 60 cm, en moyenne, la montée du niveau des océans
d'ici 2100. Mais cela supposait que ni la calotte glaciaire du Groënland
ni celle de l'Antarctique de l'ouest ne fondent complètement au cours de
ce siècle ! Or, on observe déjà des signes de faiblesse
évidents, pour ces deux masses glaciaires énormes. La
fonte totale de la calotte glaciaire du Groënland ferait monter le niveau
des mers (toujours en moyenne) de 5 mètres, celle de la partie de l'Antarctique
dite Ouest, de 7 m supplémentaires, et celle des marges de l'Antarctique
dite Est, de 3 m de plus, soit au total +15 m (Naish et coll., Nature,
vol. 458, 19 mai 2009). Une fonte de tous les glaciers et névés
du globe le ferait monter de 80 mètres (article de la revue anglaise Nature,
tome 428, pages 114 - 115, du 11 mars 2004). Même si certaines de ces valeurs
ont été revues à la baisse en tenant compte des effets locaux
(+ 3,3 m au lieu de 5 m pour la fonte de l'Antarctique Ouest, produisant
néanmoins une hausse de 4 m sur les côtes des USA en 2100, d'après
Bamber et coll., Science 324, 901-903, 2009), cela suffirait à anéantir
les ports et les villes côtières, où s'amassent la majorité
des humains. L'idée
d'un basculement du climat, c'est-à-dire d'une fonte complète
et brutale de la plus grande partie des glaces, y compris celles du Groënland
et d'une partie de l'Antarctique, sous l'effet d'une faible augmentation de la
température moyenne de la surface du globe (1 °C), n'est
pas exclue. | | Les
autres preuves du changement - Montée
régulière du niveau des océans (25 cm de 1900 à
2000)
- Remontée
vers le nord, en Europe occidentale, des limites de distribution biologiques (plantes,
floraisons, migrations des oiseaux, etc.) ; remontée des jets streams
observée en 2006
- Fonte
de glaciers des Alpes, d'Asie centrale, des Andes, etc.
- Réduction
de l'enneigement dans les stations de sports d'hiver
- Augmentation
de la force des cyclones tropicaux, et peut-être de leur fréquence
- Augmentation
des catastrophes
naturelles en général, depuis 1975, avec une accentuation plus
récente
| |
| | | | Les
conséquences prévisibles du réchauffement
- Submersion des régions
côtières, de certaines îles et mise en danger de régions
entières, disparition de certaines grandes villes côtières
actuelles
- Érosion
des côtes
- Disparition
des grands ports actuels, ce qui réduirait considérablement les
capacités d'exportation de biens manufacturés, les échanges
de denrées alimentaires et les transports maritimes de produits stratégiques
tels que les hydrocarbures, le charbon, les céréales ; c'est
un danger majeur pour l'économie mondiale !
- Modification
des zones cultivables au niveau mondial
- Disparition
des terroirs viticoles classiques (cas
de l'Alsace)
- Destruction
ou assèchement de barrages hydroélectriques, ou servant de réserves
saisonnières d'eau, suite à la fonte de glaciers
- Modifications
des forêts économiquement exploitables
- Extension
des zones soumises aux parasitoses tropicales (paludisme, amibiases, etc.), nuisibles
à l'homme comme aux animaux, ainsi qu'aux maladies virales (fièvre
jaune, dengue, etc.) et bactériennes (choléra, etc.)
- Extension
des ravageurs des plantes cultivées ou des essences forestières
(chenille processionnaire du pin, par exemple)
- Extension
de la zone de présence des termites dans les bâtiments (en particulier,
moitié nord de la France)
- Modifications
dans les ressources en eau douce (eau potable)
- Phénomènes
migratoires affectant des populations entières (« réfugiés
écologiques »), source de conflits politiques, culturels, de
désordres socio-économiques (déficit de logements, chômage,
atteintes à l'ordre public, surcoûts pour le budget de l'État)
et sanitaires (maladies liées au déracinement, au stress et à
la misère)
- Réduction
majeure de la biodiversité sur la planète (estimée pour 2050
à 1535% des espèces de plantes et d'animaux non aquatiques,
d'après une étude publiée en janvier 2004) En
plus de son effet sur le climat, le CO2 acidifie l'eau
de mer (0,1 unités de pH depuis 1900, ce qui est considérable)
et l'augmentation de sa concentration sera catastrophique pour la vie marine
(article de synthèse de James C. Orr et coll., Nature, vol. 437,
pages 681-686, 29 septembre 2005 et un nouvel article, de Jacqueline Ruttimann,
le 31 août 2006, vol. 442, n°7106, pages 978-980). Non seulement pour
les coraux, mais pour les algues planctoniques, clé de la productivité
marine, dont la mort pourrait même amplifier le réchauffement climatique.
Et il y a URGENCE !
A
cette date (janvier 2010), malgré les appels répétés
des scientifiques, la plupart des pays ne réduisent pas du tout leurs émissions
de CO2. La Chine en émet plus que les USA. Les prévisions
officielles montrent que nous courons vers un désastre planétaire.
Mais il est de l'intérêt de chaque citoyen d'agir (se passer
de voiture systématiquement, acheter sur place, revoir complètement
l'isolation de sa demeure, se chauffer et s'éclairer parcimonieusement,
s'habiller en conséquence
). La frénésie
de consommation et l'augmentation du PIB augmentent fatalement la consommation
d'énergie, un lien auquel il est urgent de porter remède. Le
problème des courants marins - Le
gigantesque courant marin appelé « circulation
thermohaline » transporte, localement, la chaleur des mers
tropicales vers l'Atlantique Nord, par un grand courant de surface sud-nord
dans l'océan Atlantique
- Au
sud du Groenland, l'action conjuguée (1°) des apports d'eaux douces
très froides (avancée vers la mer et fonte des glaciers du Groënland,
apports des fleuves sibériens, fonte des neiges en été),
(2°) des apports d'eaux plus salées (formation de la glace de la banquise
en automne, moins salée que l'eau de mer, avec élimination de saumure),
et (3°) du refroidissement de la masse d'eau de surface venant du sud, a pour
effet de provoquer la descente des eaux vers le fond, ce qui alimente un
énorme courant profond dirigé vers le sud : c'est le
front thermohalin de l'Atlantique Nord (qui intéresse aussi les
côtes septentrionales de la Norvège et celles du Labrador)
- Le
déplacement de ce front vers le sud s'est produit plusieurs fois
au cours du Quaternaire, provoquant de brusques refroidissements (« événements
de Heinrich »)
- Le
Gulf Stream est une courant circulaire tropical, superficiel, qui tourne
autour de la mer des Sargasses et ne se confond pas avec le précédent,
même s'il peut y contribuer ; un arrêt pur et simple de ce courant
n'est pas envisagé, tant que la Terre tourne et que les vents dominants
de cette zone continueront de souffler !
- Les
déplacements du front thermohalin semblent dus à un épisode
de réchauffement climatique, provoquant la fonte partielle ou totale de
la calotte glaciaire de l'Amérique du Nord, donc un brusque apport en eau
douce et glacée, accompagné de dépôts de sédiments
caractéristiques sur les fonds marins dans l'Atlantique Nord, sédiments
d'origine glaciaire (ces épisodes assez brefs sont appelés « événements
de Heinrich » et notés H1 à H5 ; ils alternent avec
des « coups de chaud », ou « événement
de Dansgaard-Oeschger », notés DO1 à DO12, dans le forage
NGRIP du Groënland, entre -15 000 et -48 000 ans)
- Actuellement,
la calotte glaciaire du Groenland semble être en train de fondre, à
cause du réchauffement actuel, dû aux activités humaines
(surtout l'augmentation énorme de la concentration de l'atmosphère
en CO2) ; il n'est pas absolument impossible qu'elle
fonde complètement d'ici 2150, ce qui serait irréversible
- La
salinité de l'Atlantique, au nord des îles Britanniques, diminue
rapidement depuis 1970, ce qui indique l'existence d'un apport supplémentaire
d'eau douce dans la région arctique (cet apport est dû aux fleuves
sibériens, très accessoirement à la fonte des glaciers arctiques) ;
si les eaux superficielles plus chaudes arrivant dans cette zone se trouvaient
diluées à cause de ce changement de salinité, elles ne pourraient
plus s'évacuer en « plongeant » vers les abysses,
ce qui pourrait bloquer le courant thermohalin, déclenchant ainsi
un brutal refroidissement de la Scandinavie et des îles Britanniques,
au minimum
- Dans
ce cas, l'Europe pourrait devenir presque inhabitable et son agriculture serait
ruinée (climat de toundra)
- Par
conséquent, le « réchauffement climatique » risque
de provoquer, localement, un refroidissement aussi bien qu'une surchauffe
plus globale, tous deux insupportables
- Cependant,
des nouvelles rassurantes (à court terme) nous parviennent le 17
août 2007 : les bouées immergées depuis 2004 à
travers l'océan Atlantique (système de bouées RCC, posées
à 26,5°N), dont les premières mesures sont publiées par
Stuart Cunningham et ses collaborateurs (Science, tome 317, n° 5840,
p. 935 - 938), n'ont pas décelé de tendance au ralentissement de
ce courant sud-nord (car ce courant varie énormément au cours de
l'année) ; et on constate en 2008 que le mélange des eaux a
repris durant l'hiver 2007-2008, de part et d'autre de l'extrémité
sud du Groënland, à la suite d'un refroidissement locale en mer du
Labrador, accompagné de vents d'ouest très froids et secs (Väge
et coll., Nature Geoscience, tome 2, n° 1, janvier 2009, p. 67
- 72).
Quand
la surface d'un océan se réchauffe, gare à la glaciation ! Les
mesures du rapport des deux isotopes de l'oxygène (18O/16O)
dans les squelettes des organismes marins permettent de reconstituer les variations
de la température au cours des époques géologiques. Depuis
50 millions d'années (MA) jusqu'à présent, on note
un réchauffement de 4°C, dans tous les océans. Il s'est accentué
à 34 MA, la température étant ensuite stabilisée
jusqu'à 26 MA, ce qui coïncide paradoxalement avec l'apparition
de la calotte glaciaire antarctique et avec un premier maximum de son extention
(article de Katarina Billups dans la revue Nature, vol. 433, n°7028,
24 février 2005, pages 809-810). La température a ensuite de nouveau
diminué, brusquement, mais transitoirement (stabilisation entre 26 et 15
MA), ce qui peut expliquer une diminution de l'étendue de cette calotte
glaciaire, qui est ensuite revenue à son maximum lorsque le réchauffement
a continué, se poursuivant jusqu'à nos jours !
Le début des glaciations arctiques est plus récent (2,7 MA).
Un article de Gerald H. Haug et ses collaborateurs, paru le 24 février
2005 dans la même revue Nature, pages 821-825, explique également
leur déclenchement par ce réchauffement général, mais
en précisant quel pourrait être le mécanisme responsable.
Les mesures ont été faites sur les sédiments marins prélevés
au SE de la pointe du Kamtchatka. Dans le Pacifique Nord, les eaux superficielles
(0300 m de profondeur) sont actuellement plus salées que les
eaux plus profondes (stratification), ce qui bloque les échanges
de nutriments nécessaires à la prolifération des algues planctoniques
(Diatomées, etc.), localisées près de la surface, éclairée.
Après un enrichissement hivernal de cette couche superficielle en nutriments,
le retour du soleil au printemps permet une première période prolifération
(« bloom » printanier), qui cesse au début de l'été
par suite de l'épuisement des nutriments. Un deuxième bloom, en
automne, plus limité, intéresse seulement les algues Coccolithophoridées,
productrices de substances alkénones, qu'on peut analyser dans les
sédiments. L'ensemble des indices recueillis (rapport des isotopes de l'oxygène,
quantités de silice et d'alkénones déposées au fond,
etc.) confirment le réchauffement ainsi que l'existence de tels cycles
annuels dans le passé. Mais à 2,7 MA, un changement brutal
intervient : la stratification des eaux, qui persiste encore actuellement.
C'est cette stratification qui a pu provoquer l'apparition de la première
glaciation sur la partie nord des continents voisins (Alaska, est de l'Asie).
En effet, la surface relativement chaude en automne (par absence de mélange
avec les eaux profondes) dégage plus d'humidité, ce qui détermine
des chutes de neige massives sur les continents voisins. Et le paradoxe est résolu ! Site
de l'ONERC (Office national sur les effets du réchauffement climatique,
officiel, France) : vous pouvez visualiser en ligne un graphique de prévision
des températures, de la pluviosité, etc. pour votre coin de France
(par exemple, Saint-Dié ou Molsheim), jusqu'en 2100 ! - Site
ADEMEArthus-Bertrand (11/10/2006)
- Site
du film d'Al Gore : « Une vérité qui
dérange » (11/10/2006)
Le
méthane gelé, une bombe à retardement Le
méthane est un gaz à effet de serre vingt-trois fois plus actif
que le CO2. Sa concentration actuelle dépasse toutes
celles du million d'années précédent, que les glaciologues
mesurent dans les bulles d'air des calottes glaciaires. Il est produit en excédent
par les rizières et les animaux domestiques ruminants : l'humanité
en est responsable. Mais les fonds marins et les terres gelées en permanence
(surtout dans l'Arctique) contiennent un énorme stock de méthane
fossile, sous la forme de d'hydrates (clathrates), instables. Il suffirait
d'un réchauffement arctique pour le libérer brusquement dans l'atmosphère.
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