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L'écologie est une
partie de la biologie - Définition
donnée en 1866 par Ernst Haeckel, créateur du terme « écologie » :
L'écologie est la science qui étudie
« les conditions d'existence des êtres
vivants et les interactions de toute nature qui existent entre ces
êtres vivants et leur milieu. »
- Définition
plus moderne : L'écologie est la partie de la biologie qui étudie
les organismes (« êtres vivants » =
organismes cellulaires ; organismes non cellulaires = virus, plasmides, transposons,
etc.) dans leurs rapports mutuels et avec leur milieu, c'est-à-dire la
vie terrestre dans ses niveaux d'organisation
les plus élevés (biosphère,
écosystèmes, populations).
Il s'agit de comprendre
les mécanismes qui permettent aux différentes espèces d'organismes
de survivre et de coexister en se partageant ou en se disputant les ressources
disponibles (espace, temps, énergie, matière). Bien
entendu, l'espèce humaine est concernée, à travers ses différents
peuples, qui sont en concurrence les uns avec les autres mais qui, en même
temps, échangent des ressources, en particulier de
l'information, puisque le langage articulé est le propre de l'Homme. L'écologie
est en quelque sorte une économie de la nature, valable pour toute
la surface du globe : atmosphère, océans et fonds océaniques,
terres émergées y compris les nappes phréatiques, les eaux
continentales superficielles, les sols et tous les organismes qui s'y trouvent.
Ses relations avec l'économie tout court, donc avec la politique,
sont évidentes. Les
ressources terrestres La
planète Terre, apparue il y a environ 4,5 milliards d'années, est
couverte d'organismes biologiques depuis environ 3,5 milliards d'années.
En se diversifiant, ils créent des millions d'espèces
différentes, spécialisées dans l'exploitation des ressources
disponibles : -
espace (chaque espèce utilise une aire
de distribution donnée, plus ou moins continue à l'origine
mais souvent discontinue par la suite)
-
temps (plusieurs espèces peuvent se
succéder dans un même lieu selon les saisons ou les heures du jour
et de la nuit)
-
énergie (rayonnement solaire pour les
plantes vertes nutriments organiques et proies nutriments
minéraux oxydables comme les sulfures, le méthane, etc.)
-
matière (eau, ions minéraux,
sources de carbone, etc. ; les macroéléments CNHO SPKMg, les
oligoéléments FeCaMnZn etc. sont indispensables, plus Na et Cl en
ce qui concerne les animaux pluricellulaires et quelques autres organismes)
Les
échanges de matière et d'énergie se produisent
entre le milieu extérieur (l'environnement)
et des « réacteurs chimiques » représentés
par les cellules, qui sont le siège
d'un ensemble de réactions biochimiques, le métabolisme.
Mais les organismes pluricellulaires contiennent des cavités internes,
comme le tube digestif des animaux, où de telles réactions sont
également possibles. Les animaux pluricellulaires (Métazoaires)
ont un milieu intérieur : c'est
l'ensemble des espaces extracellulaires, dont les liquides (plasma sanguin, lymphe,
etc.) baignent toutes les cellules du corps ; les échanges sont alors
plus compliqués. Les
milieux et leurs habitants : biotopes, biocénoses, écosystèmes
Les milieux du globe terrestre
sont variés. Ils hébergent des organismes très différents.
L'écologie cherche à démontrer qu'il existe des associations
stables d'espèces, les biocénoses,
représentatives de milieux bien définis, les biotopes.
Chaque biocénose forme avec son biotope un écosystème. Mais
les milieux extérieurs ne sont pas les seuls utilisables. Les parasites
vivent aux dépens d'hôtes qui leur servent de milieu biologique,
surtout lorsqu'il s'agit de parasites internes. Certains sont même intracellulaires
(agents du paludisme, virus, plasmides). Les transposons sont des segments d'ADN
envahissants, qui se multiplient dans les chromosomes des cellules. Tout
organisme constitue donc une ressource indispensable pour d'autres organismes
: parasites, prédateurs, partenaires sexuels, jeunes bénéficiant
de soins parentaux. La
relation est plus ou moins spécifique,
c'est-à-dire qu'elle concerne une ou plusieurs espèces (ou même
des races) d'une manière plus ou moins stricte. Les virus sont en général
parasites d'une seule espèce, ce qui permet éventuellement de les
faire disparaître définitivement par vaccination (cas de la variole
et bientôt, comme on l'espère, de la poliomyélite). | |
Les niveaux d'organisation
biologique La
coexistence des organismes est régie par des interactions
variées : partage des ressources
ou compétition, sensibilité
ou insensibilité à la présence de congénères
(effets de groupe, effets de la densité de population)
ou d'ennemis (stratégies d'évitement),
chaînes trophiques. Ces interactions
sont à l'origine des structures biologiques,
ou organisations, qui se manifestent à différents niveaux :
- biosphère
(ensemble des organismes terrestres et de leur milieux de vie)
- écosystème,
déjà défini plus haut, avec ses complexes
parasitaires
- population
spécifique (ensemble des individus de même espèce
vivant ensemble)
-
individu
- cellule
(chez les organismes unicellulaires, la cellule est aussi un individu, donc les
niveaux 4 et 5 se confondent)
-
molécules biologiques (molécules
organiques synthétisées par la cellule)
Les
disciplines biologiques les plus anciennes se sont intéressées à
l'individu : forme, structure, fonctions, adaptations, développement,
génétique formelle, comportement. L'invention du microscope photonique
a permis l'étude des structures cellulaires (cytologie) et tissulaires
(anatomie végétale, histologie animale et humaine). Par la suite,
grâce à l'invention du microscope électronique, à l'emploi
des radioéléments, et d'une multitude de techniques raffinées,
le développement de la biologie cellulaire et moléculaire, l'étude
directe des gènes et de leur évolution, l'étude de la dynamique
des populations, des écosystèmes et même de la biosphère
dans son ensemble (cycles des éléments chimiques et de l'eau, couche
d'ozone, changements climatiques, dérive des continents), ont permis de
mieux connaître la vie terrestre dans son ensemble.
Les nouvelles connaissances dues à l'astrophysique, à l'astronomie
et aux sciences de la Terre sont également prises en compte par la biologie
actuelle.
Écologie, économie
et politique Nous
venons de dépasser les 6,6 milliards d'humains. La surpopulation de certains
pays, l'urbanisation croissante, les industries et les commerces dévoreurs
d'espace, l'intensification de l'agriculture et de l'exploitation forestière,
la consommation croissante d'énergie et d'eau potable, l'épuisement
rapide de certaines ressources minières et de certains carburants fossiles
(hydrocarbures), la déforestation et la destruction des sols cultivables
(surtout dans les pays tropicaux), la pollution de l'air, des eaux et des sols,
la disparition accélérée d'espèces sauvages et de
précieuses variétés de plantes cultivées et d'animaux
domestiques, constituent des menaces à
plus ou moins long terme. Il faut s'en préoccuper dès maintenant.
Ainsi, les climatologues ont démontré la réalité d'un
changement climatique dû aux activités humaines.
Ce changement risque d'aboutir d'ici 50 ans à une diminution des ressources
alimentaires et forestières dans la zone actuellement tempérée.
La submersion de certaines zones côtières et même de pays entiers
est probable, si rien n'est fait dans l'immédiat pour réduire les
émissions de CO2 (combustion du charbon, du pétrole,
du bois, etc.), de méthane (élevage des ruminants, plantation de
rizières, fermentation des déchets) et d'autres molécules
gazeuses à effet de serre. L'accident
de la centrale nucléaire de Tchernobyl
a brutalement révélé le danger extrême de ce type de
production d'énergie dans des pays où l'information du public est
déficiente, le régime politique instable, l'éducation et
la formation technique insuffisantes, la fraude et la corruption omniprésentes,
et les moyens financiers trop faibles pour construire des centrales totalement
contrôlables et assurer leur fonctionnement sans la moindre défaillance
durant 30 ou 40 ans. Et il faut ensuite démanteler chaque centrale, ce
qui est très délicat, long et coûteux. Sans compter le danger
de la dissémination des armes nucléaires. La
protection du cadre de
vie urbain et rural, de la qualité
des aliments destinées à la consommation humaine ou animale,
de même que l'interdiction par précaution de certaines méthodes
d'élevage (comme l'usage de certains antibiotiques et des hormones sexuelles,
même naturelles), concernent tous les citoyens. |