Certains incendies ont une
origine naturelle : incendies des forêts et des tourbières dus
à la foudre, par exemple dans les forêts boréales. Ils produisent
des particules de fumée (aérosols) et des gaz (dioxyde de carbone
CO2, oxydes d'azote variés). L'action de la foudre
sur les molécules d'azote (N2) atmosphérique
produit également des oxydes d'azote, dissous par la pluie en formant de
l'acide nitrique (HNO3). De grandes quantités de
gaz carbonés (dioxyde de carbone CO2, surtout) et
soufrés (dioxyde de soufre SO2, surtout) sont émises
par les volcans. SO2 donne de l'acide sulfurique (H2SO4).
L'ozone (O3) se forme à partir de l'oxygène
de l'air (O2) sous l'action des rayons ultraviolets, sa
formation étant augmentée en présence de produits naturels
comme les essences dégagées par les forêts de conifères
(d'où sa forte concentration en altitude, par exemple sur les Vosges).
Mais
certains gaz, comme l'oxyde de carbone (CO), par ailleurs très toxique,
sont de bons indicateurs de la pollution atmosphérique d'origine humaine
(utilisation de combustibles fossiles, comme le charbon, ou de bois). Les oxydes
d'azote et de soufre lui sont intimement liés. On sait que les « pluies
acides » ont dépeuplé de nombreux lacs et rivières
dans les pays au sous-sol granitique (Québec, Scandinavie, etc.). En Californie,
la concentration de l'ozone a augmenté de 30% de 1984 à 2000. Une
augmentation continue des polluants atmosphériques, en provenance d'Asie,
compromettrait gravement la santé des Californiens.
En
2002, l'Institut national de veille sanitaire (Invs) a mené une étude
sur 9 villes françaises. Il attribue 2 786 décès à
une augmentation de la pollution de l'air (ozone, oxydes d'azote et de soufre),
soit 1% du taux de mortalité (1 096 accidents cardiaques, 316 accidents
respiratoires). Plus la pollution augmente, plus il y a d'admissions dans les
hôpitaux. Une diminution de moitié de la pollution aurait épargné
1 834 personnes. La circulation automobile est largement responsable de cette
pollution.
Visionnez
la vidéo « L'air du temps »
consacrée à ces questions (durée : 44'14 + suite optionnelle,
2008).