L'empreinte
écologique d'un pays est la surface nécessaire pour produire les
ressources utilisées par ses habitants : nourriture, habillement,
énergie, habitat, loisirs, infrastructures de transport.
On
peut la calculer pour toute l'humanité (il lui faudrait alors plus de 2
planètes Terre !) ou pour chacun d'entre nous. Essayez !
Vous
verrez que vous vivez largement au-dessus de vos moyens.
La
perte d'humanité
L'objectif
même d'un progrès matériel continu semble difficilement compatible
avec celui d'un développement humain véritable, fondé sur
le respect de valeurs morales universelles. Certains citoyens, minoritaires, l'ont
bien compris et dénoncent l'artificialisation progressive de notre environnement
naturel et culturel, la perte de notre relation ancestrale avec la nature et la
réduction des générations montantes en hordes de consommateurs
frénétiques, totalement conditionnées à travers les
médias, dans un cadre mondialisé. Le déficit d'humanité
provoqué par ces changements et l'histoire des idées qui ont conduit
à cette situation sont parfaitement décrits par le philosophe Alain
FINKIELKRAUT dans son livre paru en novembre 2005 :
Nous
autres, modernes. Ellipses Editions Marketing S.A., Paris (ISBN 2-7298-2528-2)
et École Polytechnique, Palaiseau (ISBN 2-7302-1288-4), 358 p. Quatre
leçons :
Faut-il être moderne ?
Les deux cultures
Penser le XXe siècle
La question des limites
Les
effets de la mondialisation
Le
privilège monétaire accordé en 1944 aux USA par les accords
de Bretton Woods (abandon de l'étalon-or, adoption du dollar US comme monnaie
courante pour les échanges commerciaux dans le monde non communiste) entérinait
leur hégémonie. Malgré l'adoption d'un système de
changes flottants à partir de 1973 (accords de la Jamaïque, 1976),
cette hégémonie s'est maintenue, puis renforcée après
la disparition de l'URSS et l'ouverture de la Chine aux échanges économiques
internationaux. La Banque Mondiale, le FMI et l'OMC (qui a pris la suite du GATT)
sont des organismes indépendants, chargés de la régulation
des échanges. Ils obéissent à l'impératif de libre
entreprise et de libre-échange, qui constituent les règles du néolibéralisme
économique.
Sans
entrer dans les détails de la controverse qui oppose les « altermondialistes »
à ce choix économique, on peut recommander la lecture du texte de
la conférence
de Bernard CASSEN (mars 2006), intitulée « Comment
la mondialisation néolibérale détruit les sociétés rurales : résistances et alternatives ».
L'OMC se trouve
d'ailleurs en situation d'échec, en août
2006 !
Et
les négociations en cours ont abouti à un constat d'échec
fin 2007 !