Le
SIVOM de la Vallée de la Bruche regroupe 7 communes dont les habitations
seront bientôt raccordées à un réseau d'assainissement
collectif, à quelques exceptions près. Ces communes sont :
Barembach, Schirmeck (qui inclut Wackenbach), La Broque, Rothau et les communes
du versant de la Rothaine (Wildersbach, Neuviller, Natzwiller). La station d'épuration
de Schirmeck a été construite en 1994. Cette vue aérienne
permet d'en voir les installations. Le bassin d'orage évite la dilution
des populations bactériennes qui transforment la matière organique,
(1°) en gaz (méthane, CO2, ammoniac, hydrogène
sulfuré, dégagés dans l'atmosphère par les espèces
anaérobies) et, (2°) en « boues »
(rôle des bactéries aérobies du bassin d'aération),
boues qu'on sépare ensuite de l'eau dans le bassin de décantation.
Les boues sont extraites par râclage, puis soumises à une ultime
concentration (« recyclage ») pour en extraire l'eau, rejetée
dans la Bruche par un conduit souterrain. Elles sont stockées, déshydratées
et expédiées par camions en vue de leur épendage dans les
champs cultivés de la plaine, si toutefois leur composition est conforme
aux normes agricoles.
Le bassin d'orage ne joue plus
qu'un rôle accessoire, depuis que le SIVOM a entrepris de dédoubler
son réseau d'assainissement : (1) réseau des eaux pluviales,
qui sont rejetées sans traitement bactérien (simple prétraitement
mécanique : dégrillage, désablage et déshuilage),
(2) réseau des eaux usées, qui subissent également
un tel prétraitement, mais en station, avant de servir de source de nutriments
et d'énergie aux bactéries chargées d'en consommer la matière
organique pour produire ce qu'on nomme les « boues résiduaires
», ainsi que les gaz rejetés dans l'atmosphère.
Le
laboratoire d'analyses permet de contrôler la qualité de l'eau rejetée
dans la Bruche, cette eau devant répondre aux objectifs de qualité
fixés par l'État pour cette rivière. La qualité écologique
des cours d'eau est contrôlée par les services de l'État décentralisés
en Alsace (DIREN : Direction régionale de l'environnement, Strasbourg,
avec son service spécialisé, le SEMA : Service de l'eau et des milieux
aquatiques, installé à Horbourg-Wihr, Haut-Rhin, dont les ingénieurs
et techniciens mesurent en permanence les caractéristiques de chaque cours
d'eau à partir de dizaines de stations réparties sur tout le réseau
hydrographique alsacien).
La technique des stations
d'épuration progresse, mais (en 2003) tous les problèmes sont
loin d'être résolus : (1°) l'épuration de
l'eau n'est pas complète, on y trouve des micropolluants comme les
hormones strogènes, en particulier celles des pilules contraceptives,
qui provoquent des troubles de la reproduction chez les poissons d'eau douce ;
sans parler des pesticides,
(2°) les boues
ne sont pas toujours débarassées de micropolluants comme les métaux
toxiques (mercure, plomb, cadmium, zinc, etc.), dont l'accumulation dans les sols
est nuisible.
Les problèmes à résoudre sont d'ailleurs
les mêmes dans le traitement des déchets en général.
Les personnes intéressées pourront se procurer et lire l'étude
suivante :
Christian COUTURIER, 2002. Effets
de la digestion anaérobie sur les micropolluants et germes pathogènes.
Rapport SOLAGRO/Ademe, fichier pdf téléchargeable sur le site