| Sources :
- 2001 Énergie :
les défis à venir. Science & Vie, n°214 (hors-série),
mars 2001. Graphique ci-contre.
- Encyclopedia
Universalis sur DVD, version 11 (fin 2005). Chiffres ci-dessous, complétés
par les statistiques officielles de 2008.
- AtlasÉco
2005. Atlas économique mondial. Éditions MédiaObs, Paris.
- Bernard
Cloutier, 2003. La lutte pour le pétrole (http://berclo.net/page02/02fr-chessgame-2.html)
- Article
de F. William Engdahl, avril 2004, publié sur le site « Les
dossiers du net ».
- Dossier
de L'Express, Paris, 14 février 2005 : Manquera-t-on
de p?trole en 2015? (http://www.financialsense.com/series3/part1.htm)
- Dossier
de L'Expansion, Paris, octobre 2005 (voir le graphique
ci-joint)
- Jean
Laherrère, 2000. Vers un déclin de la production
pétrolière. Colloque « Énergie et développement
durable », Institut supérieur industriel de Bruxelles, 11 octobre
2000 (fichier pdf, 384 Ko
à télécharger les principales illustrations, relégendées
et commentées par nos soins, sont disponibles
dans notre site).
- Sites
en anglais : EGOproject, informations
économiques de la banque Simmons & Company International, The
Oil Crash and You, Die Off, ASPO,
site de Michael Hodges,
un livre publié
par l'Université de Princeton
- Site
en allemand : Energiekrise
- et
surtout (octobre 2008), le livre
de Richard HEINBERG.
Pétrole NB
: 1 baril = 159 litres Réserves
prouvées en 2003 (gigabarils,
Gb) : - Total :
1148 (même valeur pour la production)
- Golfe
Persique et pays riverains : 726,6 (63,3 %)
- Europe
+ CEI + Turquie : 105,9 (9,2 %)
- Amérique
du Sud : 102,2 (8,9 %)
- Afrique :
101,8 (8,9 %)
- Amérique
du Nord : 63,6 (5,5 %
- Sud-Est
de l'Asie : 47,7 (4,2 %)
Réserves
prouvées en 2007 (qualité
"Light Sweet Crude", gigabarils, Gb) : - Total
: 1204
- Total OPEP
: 939 (78 %)
- Total hors
OPEP : 265 (22 %)
Réserves
OPEP prouvées en 2007 (qualité
"Light Sweet Crude", gigabarils, Gb, arrondi à l'unité) : - Arabie
Saoudite : 264
- Iran
: 138
- Irak :
115
- Koweit
: 101
- Émirats
arabes unis : 98
- Vénézuela
: 87
- Libye : 41
- Nigéria
: 36
- Qatar : 15
- Algérie
: 12
- Angola
: 9
- Indonésie
: 4
Production et consommation
en 2003 : Production
hors OPEP au 1er semestre 2008 : - Total
: environ 30 Mbj (millions de barils par jour)
- Russie :
10,04
- USA : 7,43
- Chine
: 3,92
- Canada : 3,44
- Mexique
: 3,22
Production des membres
de l'OPEP (sauf l'Irak) en juillet 2008 et nouveaux
quotas fixés en octobre 2008 (en rouge) :
- Total : 29,5 Mbj (millions
de barils par jour) - 27,3
- Arabie
Saoudite : 9,55 Mbj - 8,47
- Iran
: 4,02 Mbj - 3,62
- Émirats
arabes unis : 2,67 Mbj - 2,43
- Koweit
: 2,63 Mbj - 2,39
- Vénézuela
: 2,36 Mbj - 2,34
- Nigéria
: 1,97 Mbj - 2,05
- Angola
: 1,85 Mbj - 1,80
- Libye
: 1,70 Mbj - 1,62
- Algérie
: 1,38 Mbj - 1,29
- Qatar
: 0,88 Mbj - 0,79
- Équateur
: 0,50 Mbj - 0,49
L'Indonésie
quittera l'OPEP fin 2008, sa production ayant chuté sous les 1 Mbj. Ce
pays est devenu importateur net de pétrole. Ses réserves prouvées
sont de 4,37 Gb. Pourquoi le Qatar et l'Equateur font-ils encore partie de l'OPEP ? Consommation
en 2008 : - Total :
plus de 55 Mbj (millions de barils par jour)
- USA
: 19,76 (303 millions d'habitants)
- Chine
: 7,95 (1milliard 330 millions d'habitants)
- Euro
4 (F+D+I+RU) : 7,65 (265 millions d'habitants)
- Japon
: 4,59 (127 millions d'habitants)
- Inde
: 3,11 (1milliard 148 millions d'habitants)
- Brésil
: 2,44 (192 millions d'habitants)
- Canada
: 2,26 (33 millions d'habitants)
- Mexique
: 2,16 (110 millions d'habitants)
- Corée
du Sud : 2,09 (49 millions d'habitants)
Pénurie
prévisible : - débuts :
2008 (masquée par une crise économique éventuelle)
- pénurie
totale et définitive vers 2 060
Gaz
naturel Réserves
déclarées en 2005 : - Total :
179 830 Gm3
- Russie
: 26,6 %
- Iran
: 14,9 %
- Qatar :
14,3 %
- États
Arabes Unis : 3,4 % (les autres pays à moins de 3 %)
Production
en 2007 : - Europe
et Eurasie : 38,4 %
- Amérique
du Nord : 27,2 %
- Asie
du Sud-Est et Pacifique : 13 %
- Moyen-Orient :
10,6 %
- Afrique :
5,9 %
- Amérique
du Sud et Centrale : 4,9 %
Le
GPL est un dérivé du pétrole. Le gaz naturel (méthane)
n'est guère utilisé comme carburant. Comme le transport par véhicules
à moteur thermique utilisant du pétrole ou du GPL ne fait que croître,
en particulier en Chine (future 1ère puissance économique ?),
nous vivons actuellement la fin d'un bref épisode de prospérité
dans l'histoire de l'espèce humaine.
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Guerres
et pétrole Le
bénéfice d'un niveau de vie élevé implique une
consommation d'énergie élevée, en particulier de pétrole.
La pensée économique dominante a fait croire à la possibilité
d'une généralisation de ce mode de vie à l'ensemble des humains,
en se refusant à envisager une pénurie des ressources planétaires
(énergie, eau, métaux, terres arables), alors que la population
mondiale explosait. En
2008, l'idée d'un « pic
du pétrole » (en fait, un pic de production des divers types
d'hydrocabures : pétrole et gaz naturel) est généralement
admise par les dirigeants politiques et économiques, ainsi que par le public.
Tous s'attendent à une envolée des prix des hydrocarbures, due à
leur raréfaction progressive, à l'augmentation des coûts d'exploitation
des gisements et à leur inéluctable épuisement. Même
s'il existe une lien entre le prix de la ressource et l'intensité de la
prospection, d'une part, et l'activité économique, d'autre part,
comme le montre la crise financière actuelle, ce qui rend les prévisions
peu précises, nous savons ce qui nous attend. La spéculation profite
naturellement de telles situations. Le
pétrole est aussi un carburant indispensable pour les avions, la plupart
des navires (sauf les navires de guerre à propulsion nucléaire),
les chars et les autres véhicules terrestres de transports de troupes,
dans les guerres modernes, fondées sur la mobilité des protagonistes.
L'accès aux gisements pétroliers de la Caspienne (Bakou) était
un enjeu vital pour l'Allemagne nazie : en stoppant ses armées avant
qu'elles ne les atteignent, l'URSS enlevait à Hitler toute chance de victoire. Bien
des conflits armés récents ont pour origine la recherche, la découverte
et l'exploitation de nouveaux gisements d'hydrocarbures, même si des tensions
religieuses, ethniques et démographiques y contribuent aussi : Angola,
sud du Soudan, Darfour. L'invasion
de l'Irak (20 mars 2003) et son occupation militaire par les USA et leurs alliés
de la « Coalition », s'est faite sous des prétextes
mensongers (présence d'armes de destruction massive, appui aux islamistes
d'al-Qaïda jugés responsables des attentats du 11 septembre 2001 à
Manhattan et au Pentagone). L'instauration d'une démocratie parlementaire
et d'un État de droit du type occidental constituait un autre argument,
mais on attend toujours la réalisation de cet objectif par le gouvernement
irakien. Ce gouvernement a été mis en place à la suite d'élections
libres. Et l'Irak a d'immenses ressources pétrolières, en grande
partie inexploitées, que ses concurrents ne souhaitent probablement pas
voir arriver trop vite sur le marché. Tous
les observateurs avertis ont compris que cette invasion visait essentiellement
à contrôler politiquement et militairement le Moyen-Orient, la seule
région du monde dont les réserves de pétrole n'ont pas encore
atteint leur pic de production, et sont de toute évidence bien supérieures
à celles des autres régions du monde (voir ci-contre « Réserves
prouvées »). Pourtant,
en 2003, la dépendance des USA à l'égard du pétrole
du Moyen-Orient était bien moindre (13% de leurs importations) que celle
de l'Europe (30%) et du Japon (75%). De plus, les USA ne dépendaient pas
(encore) des réserves de gaz de cette région : ils utilisaient
le gaz nord-américain (le transport du gaz naturel coûte 6 à
10 fois plus que celui du pétrole). En 2001, les cinq premiers producteurs
mondiaux de gaz naturel (en Gm3) étaient les USA
(557,7), le Canada (542,4), la Russie (186,8 seulement), l'Algérie (140,0)
et le Royaume-Uni (105,8). Mais cette situation évolue rapidement (voir
ci-contre, les statistiques pour 2007, de source BP). Enfin, les USA se seraient
décidés (2006) à lancer un programme qui devrait aboutir
à leur indépendance énergétique complète, d'ici
une vingtaine d'années, s'il réussit. Lisez
la page de ce site consacrée à l'hydrogène. Ce sont donc
les autres régions du monde qui risquent de pâtir les premières
de la pénurie imminente d'hydrocarbures pétroliers, surtout si l'Europe
abandonne le nucléaire pour le gaz naturel, beaucoup plus rentable dans
l'immédiat, mais dont la combustion produit du CO2,
véritable poison de notre atmosphère, à cause de son effet
de serre. En
octobre 2009, la situation ne s'améliore pas. L'Irak, toujours occupé
militairement, n'a pas d'État assez fort pour assurer l'ordre sur tout
son territoire, à commencer par sa capitale, Bagdad, théâtre
de massacres entre Sunnites et Chiites. Le Liban est incapable de désarmer
le Hetzbollah. Les Palestiniens sont divisés. Israël n'est toujours
pas reconnu par l'Autorité palestinienne. L'Iran se nucléarise et
défie l'ONU, promettant de rayer Israël de la carte. L'Afghanistan
et le Pakistan ne parviennent pas à éliminer les talibans. | | |