Ce graphique,
dont nous avons traduit les légendes, représente les prévisions,
récemment publiées, d'un autre expert, J.C. Campbell, un associé
de Jean Laherrère. Il a l'avantage de montrer d'un seul coup d'il
l'importance relative des différents hydrocarbures liquides et gazeux dans
notre futur approvisionnement, soulignant en particulier la contribution supplémentaire
que nous pouvons espérer de produits non conventionnels (biogaz
obtenu par fermentation anaérobie de diverses biomasses ; fuel
lourd des sables bitumineux de l'Orénoque et de l'Athabasca, exploités
à grands frais depuis peu). Notez que la part du pétrole arctique
et du pétrole des forages en mer profonde est minime. On n'a d'ailleurs
pas fait figurer les hydrates de méthane (méthane gelé),
pris dans les sédiments marins côtiers : ces experts les jugent
inexploitables. Il en est de même des schistes bitumineux. Les liquides
associés au gaz naturel ont été soigneusement recueillis
par les raffineurs des USA, mais gâchés par d'autres producteurs,
comme d'ailleurs le gaz naturel lui-même (le pourtour du golfe Persique
avait autrefois l'aspect d'un immense incendie, observé depuis un satellite
durant la nuit). Lorsque le pétrole et le gaz « faciles »
seront devenus rares, ils seront évidemment hors de prix. Le pic des productions
cumulées se situe vers 2010. Un déclin inéluctable lui succèdera.
Voir la version actualisée
(mars 2007) de ce graphique.
Nous
avons superposé à ce graphique l'augmentation de la population mondiale,
prolongée par les estimations de l'ONU faites il y a quelques années.
Surtout, nous pouvons voir que le directeur de l'Institut National d'Études
Démographiques français, M. Bourgeois-Pichat, avait prévu
en 1988 un déclin plus net de la population mondiale. Espérons qu'il
avait raison ! Nous allons voir plus loin que Jean Laherrère prend
en compte ces prévisions optimistes, dans l'un de ses graphiques.