Les animaux morts ou blessés

 

Que faire si l'on trouve un oiseau ou un mammifère (animal à fourrure) mort ou blessé ?

Un animal sauvage « à sang chaud » (oiseau ou mammifère) n'appartient à personne, mais peut appartenir à une espèce protégée par la loi, ou considéré comme un « nuisible » dont la destruction est spécialement réglementée par le Préfet, ou considérée comme une « espèce chassable », dont la chasse est réservée aux titulaires d'un permis et d'un bail de chasse. Son simple contact et plus encore sa consommation sans aucune contrôle vétérinaire peuvent occasionner de graves maladies (rage) ou parasitoses (par exemple la trichinose, mortelle). Cet animal peut aussi avoir été empoisonné, ce qui nécessite des analyses et une enquête. Il faut donc toujours avertir les services officiels ou les associations compétentes (ONCFS : Office national de la chasse et de la faune sauvage – Fédération de chasseurs du département – Réseau SAGIR = réseau de surveillance sanitaire de la faune sauvage).

Si l'on trouve un animal mort ou blessé, il faut donc avertir immédiatement un garde-chasse de l'ONCFS, un garde-forestier de l'ONF (Office national des forêts), la gendarmerie ou la police nationale, seuls habilités à intervenir. Les animaux morts sont confiés par eux au Service public de l'équarrissage. Les animaux percutés par un véhicule ne doivent pas être emportés, sauf si l'animal est blessé, appartient à une espèce protégée et doit être alors acheminé d'urgence vers un centre de sauvegarde de la faune sauvage, ceci après avoir obtenu l'accord téléphonique d'une personnalité autorisée.

En cas de collision, la responsabilité du conducteur est engagée, comme dans tout accident, qui doit donc être déclaré. Il faut avertir le maire de la commune où l'accident s'est produit, qui doit lui-même avertir le service de l'équarrissage dans les 12 heures suivant la collision si l'animal est mort. Si l'animal pèse moins de 40 kg, il peut être simplement enterré. S'il n'est que blessé, le maire peut le faire abattre par la personne qu'il juge capable de le faire au plus vite, dans l'intérêt de l'animal (pour abréger ses souffrances).