Responsabilit?
environnementale
Intervention sur le rapport Manders
par
Georges Berthu, le 15 d?cembre 2003
Monsieur
le Pr?sident, la proposition de directive dont nous d?battons ce soir sur la pr?vention
et la r?paration des dommages environnementaux nous para"t très importante, car
elle d?veloppe un r?gime de responsabilit?s fond? sur le principe pollueur-payeur
pour toute une s?rie de dommages susceptibles d'être caus?s, par les activit?s
?conomiques, au patrimoine naturel. Ce patrimoine est notre bien collectif
et nous devons être extrêmement vigilants pour le prot?ger. Il ne faut pas
fermer les yeux sur des dommages qui, parfois, risquent de para"tre insensibles
parce qu'ils ne portent pas directement atteinte ^ des patrimoines priv?s.
C'est pourquoi, dans cette seconde lecture, nous ne sommes pas d'accord en
particulier avec l'amendement 9 du Parlement europ?en, qui exclut du champ
de la directive les activit?s b?n?ficiant d'une autorisation administrative ou
celles qui n'?taient pas consid?r?es comme dangereuses en l'?tat des connaissances
au moment où le dommage s'est produit. Il faut que ceux qui prennent le risque
l'assument. Et, ^ cet ?gard, nous ne sommes pas d'accord non plus avec l'amendement
39, qui tend ^ compl?ter l'amendement 9 pour exon?rer d'avance les OGM ou att?nuer
la responsabilit? de leurs exploitants. En revanche, nous soutenons l'amendement
22 qui, ^ la diff?rence des pr?c?dents, va plut(TM)t dans le sens d'une meilleure
protection puisqu'il r?introduit l'id?e d'une garantie financière obligatoire
^ mettre en place progressivement. Sur ce point, en effet, on ne peut pas se satisfaire,
Monsieur le Pr?sident, des formulations vagues du texte actuel.