La pêche dans la Bruche et ses affluents
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La Bruche et ses affluents (carte à télécharger) forment un réseau de plus de 200 km de longueur, autrefois malmené par l'urbanisation et par l'industrie (utilisation de la force motrice de l'eau, en dernier lieu par les usines textiles). La Loi sur l'Eau de 1992 et les directives européennes ont renversé la tendance. Les sociétés de pêche sportive, qui tendaient à restreindre leur activité à des concours de pêche en étang, s'intéresssent de nouveau à leurs eaux courantes. La loi leur reconnaît alors la qualité d'Associations Agréées pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (AAPPMA). Le Conseil Supérieur de la Pêche les a convaincues de l'inutilité et de la nocivité d'un empoissonnement artificiel (sauf pour ce qui concerne un apport transitoire à la veille de l'ouverture annuelle, avec des souches de Salmonidés d'origine locale). La priorité est de conserver la qualité des rivières, d'entretenir leurs rives (les hydrobiologistes recommandent de maintenir l'ensoleillement à environ 50%) et d'enlever les détritus.

Quelques riverains continuent en effet de prendre les cours d'eau pour des poubelles, mais les efforts du Comité Technique de Gestion Piscicole du Bassin Bruche-Mossig (depuis 1997), de la Fédération Départementale de Pêche et Protection du Milieu Aquatique et des AAPPMA qui se partagent ce réseau hydrographique (consultez le schéma ci-joint) ont assaini la situation. Le Comité loue ou achète des terrains situés le long des rives, pour soustraire les rivières aux influences néfastes des riverains. C'est une action essentielle, qui doit être poursuivie, avec l'aide financière de tous les défenseurs de la nature, et des amoureux de la pêche sportive et du milieu aquatique. La qualité esthétique d'un ruisseau totalement sauvage, comme la Rothaine, que nous vous montrons ici, est irremplaçable.

 

La Rothaine en mars

Coulant ici dans un site complètement sauvage entre la ferme-auberge du Charapont et Rothau, la Rothaine draine le bassin humide de la Serva (Champ du Feu), par les cascades de la Serva, et le vaste amphithéatre de Natzwiller (Champ du Messin, Sommerhof). Bassin granitique, culminant à plus de 1000 m d'altitude. Elle coule tout droit vers le nord-ouest. Eaux remarquablement vives et fraîches. Crues redoutables.